Deux villes qui n’en font qu’une. A la différence des villes qui se sont construites par strates successives, empilement et sédimentation, Metz s’est développée en longueur, étirement, conquérant l’espace inhabité par une architecture nouvelle, éclectique, rationnelle et moderne. Entre l’annexion de 1870 et la catastrophe de la Première Guerre Mondiale, Metz va sortir de ses fortifications médiévales pour se donner de larges avenues, des villas aux décors de fantaisie, des habitations bourgeoises mais aussi des bâtiments fonctionnels et administratifs.
La "Nouvelle Ville" garde toujours ce calme, ces longs silences qui la distinguent de l’Ancienne, foyer politique, culturel et commercial. Elle est un lieu que l’on traverse souvent ; lieu de passage pour se rendre d’un point à un autre ou que l’on retrouve le soir, après le travail ou le plaisir. A moins d’être collégiens ou lycéens et d’y séjourner de longues heures dans de vastes classes aux hauts plafonds.
La Nuit Blanche 2009 suivra donc un axe de 2km200 qui structure Metz depuis maintenant près d’un siècle. Elle montrera moins la rupture que la continuité, la cohérence d’une ville homogène. Elle en révélera par ses installations plastiques, événements musicaux et chorégraphiques, ce qui fait, en marchant dans la nuit, son unité.
